La Tribune
Thursday, February 21, 2002
Gilles Besmargian
En route vers Québec, Stockwell Day, député de l'Alliance canadienne aux Communes et l'un des quatre candidats dans la course pour la chefferie de son parti, s'est arrêté à Victoriaville, hier, pour prendre le petit déjeuner en compagnie d'environ 25 fidèles partisans.
Des gens de tous les âges.
Pour M. Day, il s'agissait d'une deuxième visite dans les Bois-Francs.
A quelques jours de l'élection fédérale, à l'automne 2000, il était venu appuyer le candidat de l'Alliance, Philippe Ardilliez, depuis déménagé chez nos voisins ontariens.
S'adressant aux membres de son parti, le député les a invités à l'appuyer lorsqu'ils recevront leur bulletin de vote par la poste dans les premiers jours de mars.
"Vous aurez alors jusqu'au 15 mars pour le retourner afin que la compilation se fasse. Si je n'obtiens pas la majorité des voix (50 pour cent plus un), ce que je refuse de croire, a-t-il ajouté, un deuxième tour se tiendra entre les 21 et 31 mars et les résultats seront annoncés au début du mois d'avril, dans le cadre du congrès national du parti, à Edmonton."
Si l'Alliance canadienne compte un peu moins de 100 membres dans la circonscription de Richmond-Arthabaska, elle a réussi à attirer quelque 3000 adeptes dans ses rangs au Québec, le mois dernier.
Dans l'avenir, M. Day a promis qu'il passera beaucoup de temps au Québec.
"L'année 2001 a été intéressante pour mon parti, tout en étant décevante à l'occasion. Ce n'est pas un petit groupe qui va mener l'Alliance canadienne, mais bien les membres. Vous l'avez vu, de poursuivre M. Day, quelques députés ont été expulsés parce qu'ils ne respectaient pas la démocratie."
Le visiteur de marque dans la région en a profité pour lancer quelques flèches empoisonnées en direction des libéraux.
Il a parlé de gaspillage, comme l'a indiqué la vérificatrice générale dans son dernier rapport, de l'argent insuffisant dans le domaine de la santé, de la dette à laquelle le gouvernement ne s'attaque pas.
Stockwell Day a par ailleurs traité du bout des lèvres d'une fusion possible avec le Parti conservateur.
Il a suggéré que lors du prochain scrutin général au Canada, un candidat pourrait représenter et l'Alliance et les conservateurs dans le but de former le prochain gouvernement.
Selon lui, 19 comtés au Québec appuient une telle formule et ce, même si le chef du PC n'a pas encore donné son aval.
Il a conclu son allocution en ces termes: "Nous sommes un parti jeune qui continue à se bâtir.
Partout au pays, nous sommes en croissance et si nous avons recueilli autant de votes au Québec, à l'élection de l'automne 2000, c'est à cause de nos politiques.
Les travailleurs et la famille demeurent nos priorités et nous ne changerons rien à moins que les membres le demandent."


